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Comment améliorer ses chances d'obtenir un financement hypothécaire ?

Équipe Domaris Immobilier 8 juillet 2026 8 min de lecture Hypothèques

Obtenir le feu vert pour un financement hypothécaire est une étape décisive dans tout projet immobilier. Si les exigences des prêteurs suisses peuvent sembler strictes, une bonne préparation peut considérablement augmenter vos chances. Cet article vous guide à travers les points essentiels pour présenter un dossier solide et rassurant.

''' L'accession à la propriété en Suisse est un rêve pour beaucoup, et l'obtention d'un financement hypothécaire en est la clé de voûte. Face à des critères d'octroi parfois complexes, il est naturel de se demander comment mettre toutes les chances de son côté. La bonne nouvelle ? En comprenant les attentes des banques et en préparant minutieusement votre dossier, vous pouvez grandement améliorer la perception de votre profil d'emprunteur.

Il ne s'agit pas de trouver une formule magique, mais plutôt d'adopter une approche structurée et proactive. En se concentrant sur les trois piliers de l'analyse bancaire — les fonds propres, la capacité financière et la solvabilité — vous construirez une base solide pour votre demande. Ce guide vous détaille les actions concrètes à entreprendre pour présenter un dossier de financement qui inspire confiance.

1. Optimiser ses fonds propres : la base de votre projet

Les fonds propres représentent votre mise de départ. Ils sont le premier indicateur de votre engagement et de votre capacité d'épargne pour un établissement financier. En Suisse, les exigences sont claires et constituent une étape incontournable.

La règle des 20 %

En règle générale, les prêteurs demandent que vous apportiez au minimum 20 % du prix d'achat du bien immobilier en fonds propres. Par exemple, pour un appartement d'une valeur de 800'000 CHF, vous devriez idéalement disposer de 160'000 CHF.

Il est crucial de noter qu'au moins 10 % de la valeur du bien (la moitié de vos fonds propres) doivent provenir de sources "dures", c'est-à-dire non issues de votre prévoyance professionnelle (2e pilier). Cela peut être de l'épargne personnelle, des placements, une donation ou un héritage.

Les différentes sources de fonds propres acceptées

Les 20 % requis peuvent être constitués de différentes manières :

  • L'épargne privée : Comptes bancaires, liquidités, portefeuille-titres.
  • Le 3e pilier : L'avoir de prévoyance liée (3a) peut être retiré ou mis en nantissement.
  • Le 2e pilier (LPP) : L'avoir de la caisse de pension peut être utilisé, mais généralement pour un maximum de 10 % de la valeur du bien.
  • Donations et avancements d'hoirie : Une avance sur héritage ou une donation de la part de proches est une source de fonds propres reconnue, à condition qu'elle soit correctement documentée (pacte successoral).
  • Prêts privés : Un prêt contracté auprès de la famille ou d'amis peut être considéré, mais il peut influencer le calcul de votre capacité financière si un remboursement est prévu.

Anticiper et planifier la constitution de cet apport plusieurs années à l'avance est sans doute la stratégie la plus efficace. Une épargne régulière et disciplinée est un signal très positif envoyé à votre futur partenaire financier.

2. Démontrer sa capacité financière (viabilité)

Au-delà de votre apport, le prêteur doit s'assurer que vous pourrez assumer les charges de votre bien sur le long terme, même en cas de hausse des taux d'intérêt. C'est ce qu'on appelle la capacité financière, ou la viabilité (en allemand, "Tragbarkeit").

La règle du tiers du revenu

Le principe de base est simple : les charges annuelles liées à votre bien immobilier ne devraient pas dépasser environ un tiers de vos revenus bruts annuels. Ces charges incluent les intérêts hypothécaires, l'amortissement de la dette et les frais d'entretien.

Le calcul de la charge théorique

Pour évaluer votre capacité à supporter ces charges, les banques n'utilisent pas le taux d'intérêt actuel (souvent bas), mais un taux théorique beaucoup plus prudent. Ce calcul se décompose typiquement ainsi :

  • Intérêts théoriques : Ils appliquent un taux d'intérêt de long terme, souvent autour de 5 %, sur la totalité de la dette hypothécaire.
  • Amortissement : Ils ajoutent l'obligation de rembourser une partie de la dette (le 2e rang) sur une période de 15 ans ou avant l'âge de la retraite, ce qui représente environ 1 % de la valeur du bien par an.
  • Frais d'entretien : Ils estiment les frais pour l'entretien, les réparations et les charges à environ 1 % de la valeur du bien par an.

Au total, la charge théorique annuelle s'élève donc à près de 7 % de la valeur de l'objet. C'est cette charge qui doit être inférieure à un tiers de votre revenu brut. Si vos revenus sont jugés trop justes, envisagez des pistes pour les augmenter ou attendez que votre situation se consolide.

3. Soigner sa solvabilité et son profil emprunteur

Un bon apport et des revenus confortables ne font pas tout. La banque cherche un partenaire fiable sur qui elle peut compter pendant de nombreuses années. Votre comportement financier passé et votre situation actuelle sont donc passés au crible.

L'importance d'un historique de crédit impeccable

Tout incident de paiement peut laisser des traces. Les banques consultent systématiquement le registre de la ZEK (Centrale d'information de crédit) et les offices des poursuites locaux. Un historique vierge est un atout majeur. Avant de lancer votre projet, assurez-vous de n'avoir aucune poursuite en cours et soldez vos éventuels crédits à la consommation ou leasings qui ne seraient plus nécessaires. Un leasing automobile, par exemple, est comptabilisé comme une charge mensuelle qui diminue d'autant votre capacité d'emprunt.

Stabilité professionnelle et personnelle

La stabilité est synonyme de sécurité pour un prêteur. Une personne en CDI depuis plusieurs années, ayant passé sa période d'essai, sera perçue plus favorablement qu'un indépendant en début d'activité ou une personne enchaînant les contrats de courte durée. Cela ne signifie pas que les indépendants ou les jeunes professionnels ne peuvent pas emprunter, mais leur dossier devra être particulièrement bien documenté pour démontrer la pérennité de leurs revenus.

4. Préparer un dossier de financement solide

La première impression compte. Un dossier complet, clair, organisé et professionnel témoigne de votre sérieux et facilite le travail de l'analyste de crédit. À l'inverse, un dossier brouillon ou incomplet risque de retarder le processus, voire de conduire à un refus prématuré.

Préparer un dossier complet peut être complexe. Un courtier expérimenté, comme l'équipe de Domaris Immobilier, peut vous guider dans la collecte des documents et vous aider à présenter votre demande de la manière la plus professionnelle qui soit.

Tableau récapitulatif des documents à préparer

Voici une liste non-exhaustive des pièces généralement demandées. Préparez-les en amont pour faire preuve de réactivité.

CatégorieDocuments typiques
Identité & SituationPièces d'identité, permis de séjour (B/C/G), certificat de famille...
Revenus3 derniers certificats de salaire, dernier certificat de salaire annuel, contrat de travail...
Fonds propresRelevés de comptes d'épargne, attestations fiscales de 3e pilier, extrait de la caisse de pension...
Charges & ActifsContrat de bail actuel, contrats de leasing ou crédit, dernière déclaration d'impôts complète...
Informations sur le bienPlaquette de vente, plans, photos, extrait du Registre Foncier, police d'assurance ECA...

La clé du succès réside dans l'anticipation. En travaillant sur ces quatre axes bien avant de commencer vos visites, vous ne vous contentez pas de cocher des cases : vous prenez le contrôle de votre projet et vous vous présentez comme un partenaire fiable et bien préparé aux yeux des établissements financiers.

Questions fréquentes

Puis-je obtenir une hypothèque sans fonds propres ?

Non, ce n'est généralement pas possible en Suisse. La loi exige un minimum de fonds propres, et la pratique des banques est de demander au moins 10 % du prix d'achat sous forme d'épargne ou d'actifs qui ne proviennent pas de la prévoyance professionnelle (2e pilier).

Le leasing de ma voiture affecte-t-il ma demande d'hypothèque ?

Oui, absolument. Le montant mensuel de votre leasing est considéré comme une charge financière fixe. Il sera donc déduit de votre revenu disponible lors du calcul de votre capacité d'endettement, ce qui réduit le montant que vous pouvez emprunter.

Vaut-il mieux interroger plusieurs banques pour son hypothèque ?

Comparer les offres est une bonne idée, car les conditions et les taux peuvent varier. Cependant, il faut le faire de manière structurée. Des demandes multiples et non coordonnées peuvent entraîner plusieurs enregistrements à la ZEK, ce qui peut être interprété négativement. Passer par un courtier permet de centraliser la démarche et de ne soumettre le dossier qu'aux partenaires les plus pertinents.

Quand faut-il commencer à préparer son dossier de financement ?

Le plus tôt est le mieux. Idéalement, il est conseillé de commencer à mettre de l'ordre dans ses finances, à optimiser son épargne et à rassembler les documents 12 à 24 mois avant de se lancer activement dans la recherche d'un bien. Cela vous laisse le temps de corriger le tir si nécessaire.

Mon statut (frontalier, permis B, permis C) a-t-il une influence sur ma demande ?

Oui, le statut de séjour est un critère important. Les prêteurs exigeront généralement un permis C pour plus de facilité, car il représente un gage de stabilité dans le pays. Pour les détenteurs d'un permis B ou les frontaliers, l'obtention d'un prêt est possible, mais les conditions peuvent être plus strictes (ancienneté de l'emploi en Suisse, type d'employeur, etc.). '''

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Les contenus publiés sont fournis exclusivement à titre informatif. Ils ne constituent ni un conseil financier, fiscal, juridique, hypothécaire ou d'investissement. Chaque situation étant différente, il est recommandé de consulter un professionnel qualifié avant toute décision.